Glaucome à angle ouvert

Le glaucome à angle ouvert est une maladie chronique de l’œil qui évolue lentement et silencieusement. C’est la forme la plus fréquente de glaucome et l’une des principales causes de cécité évitable dans le monde. Elle touche environ 4 % de la population, un chiffre probablement sous-estimé en raison de son évolution asymptomatique aux premiers stades. Il s’agit d’une atteinte du nerf optique, souvent liée à une pression trop élevée à l’intérieur de l’œil ( pression intraoculaire ), qui endommage progressivement les fibres nerveuses responsables de la vision.

Bien que les symptômes apparaissent tardivement, une détection précoce et une prise en charge adaptée permettent de ralentir considérablement l’évolution de la maladie et de préserver la vision.

Qu’est-ce qu’un glaucome à angle ouvert ?

Le glaucome à angle ouvert se caractérise par une mauvaise évacuation de l’humeur aqueuse, le liquide qui circule à l’intérieur de l’œil. Cette évacuation se fait naturellement par un système de drainage appelé trabéculum, situé dans l’angle formé entre l’iris et la cornée – un angle qui reste anatomiquement ouvert, d’où le nom de cette forme de glaucome.

Avec le temps et lorsque cette circulation devient mauvaise, cela entraîne une élévation de la pression intraoculaire. Cette pression anormale comprime le nerf optique à l’arrière de l’œil, provoquant des lésions irréversibles. Le glaucome à angle ouvert progresse généralement lentement et de manière asymptomatique, ce qui rend son dépistage en amont d’autant plus important.

Qui est concerné par le glaucome à angle ouvert ?

Le glaucome à angle ouvert touche majoritairement les personnes de plus de 40 ans. La fréquence augmente nettement avec l’âge. Certaines populations sont plus à risque, comme les personnes ayant des antécédents familiaux de glaucome, ainsi que celles souffrant de myopie forte, d’hypertension artérielle ou de diabète.

Même en l’absence de symptômes, un dépistage régulier est recommandé à partir de 40 ans, notamment en cas de facteurs de risque.

Quels sont les symptômes du glaucome à angle ouvert ?

Le glaucome à angle ouvert évolue de manière silencieuse, sans douleur ni gêne visuelle perceptible pendant de nombreuses années. Il n’est pas rare qu’il soit diagnostiqué à un stade avancé.

Classiquement, ce sont les zones périphériques du champ visuel qui sont atteintes en premier, sans que le patient ne s’en rende compte. Il ne perçoit pas de taches noires ou floues, mais développe progressivement des zones de non-vision ( scotomes négatifs ). Cela peut entraîner des accidents domestiques : chocs contre des portes de placard laissées ouvertes et non vues, chute par non-vision d’un obstacle au sol ou encore des accidents de la route, par exemple lorsqu’un piéton est mal perçu.

Au terme de l’évolution, la perte de vision peut devenir totale, sans douleur annonciatrice. C’est pourquoi un dépistage régulier est indispensable, en particulier chez les personnes à risque.

Les facteurs de risque du glaucome à angle ouvert

Certains facteurs augmentent le risque de développer un glaucome à angle ouvert :

  • L’âge, particulièrement au-delà de 60 ans
  • Les antécédents familiaux
  • L’hypertension intraoculaire non traitée
  • La myopie forte
  • Les antécédents de traumatisme oculaire
  • Prise de corticoïdes
  • Certaines pathologies générales : diabète, hypertension artérielle

Diagnostic du glaucome à angle ouvert

Le diagnostic repose sur un examen ophtalmologique complet. Lors d’une consultation avec le Dr Hamelin-Gervais au Mans, plusieurs tests sont réalisés :

  • Mesure de la pression intraoculaire ( tonométrie ).
  • Réalisation d’une gonioscopie, c’est-à-dire d’un examen de l’angle qui détermine si celui-ci est ouvert ou fermé. Cela permet d’adapter la prise en charge.
  • Pachymétrie ( mesure de l’épaisseur de la cornée ).
  • Examen du fond d’œil pour évaluer la papille du nerf optique.
  • Analyse du champ visuel : il s’agit d’un test fonctionnel essentiel, à réaliser régulièrement pour suivre l’évolution de la maladie et ajuster la prise en charge si nécessaire.
  • Tomographie en cohérence optique (OCT) pour visualiser les fibres nerveuses
  • Dans certains cas, un examen par UBM (biomicroscopie par ultrasons) peut être réalisé pour affiner l’analyse de l’angle, notamment lorsqu’il est ouvert mais présente des irrégularités.

Le suivi régulier de ces examens permet non seulement de poser le diagnostic, mais aussi de suivre l’évolution de la maladie et l’efficacité des traitements.

Traitements du glaucome à angle ouvert avec le Dr Hamelin-Gervais

Le glaucome ne se guérit pas, mais sa progression peut être ralentie grâce à un traitement adapté. L’objectif est de limiter la perte visuelle en maintenant la pression intraoculaire à un niveau permettant de rejoindre une perte dite physiologique, liée au vieillissement naturel.

Plusieurs approches sont possibles :

Le choix du traitement dépend du stade de la maladie, du profil du patient et de sa réponse au traitement initial.

Un suivi ophtalmologique régulier reste indispensable pour identifier la prise en charge adéquate et préserver la vision à long terme.