Chirurgie réfractive

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Peut-on corriger la myopie définitivement avec le laser ?

Le laser permet aujourd’hui de corriger la myopie avec une grande précision, mais le mot « définitif » mérite d’être nuancé. Que sait-on réellement de la stabilité du résultat à dix ou vingt ans ? Pourquoi des lunettes peuvent-elles redevenir utiles avec l’âge ?
Le Dr Nadine Hamelin-Gervais, ophtalmologue au Mans, fait le point sur ce que le laser corrige durablement, et sur ce qu’il ne modifie pas.

Corriger myopie définitivement avec laser | Dr Nadine Hamelin-Gervais | Le Mans

[EN RÉSUMÉ]

Le laser remodèle définitivement la cornée pour compenser la myopie, mais il ne raccourcit pas l’œil. Les suivis à dix ans montrent une bonne stabilité pour les myopies modérées, une régression plus fréquente au-delà de -10 D, et un recours possible à une retouche. La presbytie apparaîtra malgré tout après 45 ans.
L’œil opéré restant un œil myope sur le plan anatomique, un suivi rétinien régulier demeure indispensable.

Au Mans, le Dr Nadine Hamelin-Gervais évalue chaque dossier au cas par cas.

Que corrige réellement le laser dans un œil myope ?

Envisager une correction de la myopie au laser au Mans suppose d’abord de comprendre ce que l’intervention modifie. Dans un œil myope, le globe oculaire est trop long : les rayons lumineux convergent en avant de la rétine, et la vision de loin devient floue.
La chirurgie réfractive cornéenne au laser agit sur la forme de la cornée, en retirant une fine quantité de tissu pour modifier sa courbure et replacer l’image sur la rétine.

Le laser ne raccourcit donc pas l’œil : il compense optiquement sa longueur excessive, exactement comme le feraient des lunettes, mais de façon intégrée à l’œil lui-même.
Cette distinction est essentielle pour comprendre la suite.

Au sein de son cabinet manceau, le Dr Nadine Hamelin-Gervais inscrit chaque projet de chirurgie réfractive dans cette logique d’explication préalable. Un enjeu loin d’être marginal : selon une analyse publiée par la Société Française d’Ophtalmologie, environ 44 % de la population française adulte serait myope, tous degrés confondus.

« Définitif » : que disent les études à dix ans ?

Le remodelage cornéen réalisé par le laser est, lui, permanent : le tissu retiré ne repousse pas. Mais la réfraction d’un œil peut continuer d’évoluer très légèrement.
Une étude de suivi à dix ans portant sur des myopies allant jusqu’à -10 dioptries a montré que 73 % des yeux restaient dans une fourchette de ±1,00 D et 92 % dans une fourchette de ±2,00 D, avec une régression myopique moyenne de -0,12 D par an ; 20,8 % des yeux avaient bénéficié d’une reprise chirurgicale.

Pour les myopies supérieures à -10 D, la stabilité est moindre : 42 % des yeux dans ±1,00 D à dix ans, une régression moyenne de -0,25 D par an et 27,5 % de retouches.

Deux enseignements se dégagent de ces données :

  • plus la myopie initiale est forte, plus la probabilité d’une régression partielle augmente 
  • une « retouche » au laser est une éventualité normale, non un échec

L’ANSM rappelle d’ailleurs que les résultats de cette chirurgie ne sont pas nécessairement définitifs et qu’une seconde intervention peut être nécessaire pour atteindre la correction visée.

Pourquoi des lunettes peuvent redevenir utiles après 45 ans

Même avec un résultat parfaitement stable, la plupart des patients opérés finiront par ressortir une paire de lunettes, pour lire. L’ANSM souligne que la correction évolue naturellement avec l’âge et peut rendre à nouveau nécessaire le port de verres, notamment lors de l’apparition de la presbytie.
L’explication est anatomique : le laser traite la cornée, alors que la presbytie provient du vieillissement du cristallin, qui perd sa souplesse à partir de la quarantaine. Aucune technique cornéenne ne met l’œil à l’abri de ce phénomène.

De la même manière, le cristallin peut s’opacifier avec les années et conduire à une cataracte, qui relève d’une prise en charge totalement distincte. Autrement dit : le laser peut libérer durablement de la correction de loin, sans figer pour autant l’ensemble du système visuel.
Cette information fait partie du dialogue préopératoire mené au cabinet du Mans, afin que les attentes correspondent à ce que la technique peut réellement offrir.

Le laser ne supprime pas les risques propres à la myopie

C’est le point le moins connu du grand public, et sans doute le plus important. Un œil myope opéré reste un œil long. Le rapport 2019 de la Société Française d’Ophtalmologie rappelle que la myopie constitue un facteur de risque de décollement de rétine, d’autant plus marqué que la myopie est forte, et que la chirurgie réfractive cornéenne ne semble pas induire de risque spécifique supplémentaire.
Elle ne le réduit pas non plus : la susceptibilité anatomique persiste après l’intervention.

La fiche d’information nationale SFO-SNOF insiste sur ce point : une opération réfractive, même lorsqu’elle libère totalement des lunettes, ne dispense pas d’un suivi régulier de la santé oculaire. Elle recommande également d’éviter les frottements oculaires répétés et appuyés, la cornée amincie étant mécaniquement fragilisée.
Un contrôle périodique du fond d’œil et du dépistage du glaucome demeure donc indispensable, y compris chez un patient qui voit parfaitement.

Comment maximiser la durabilité du résultat

La stabilité à long terme se joue largement avant l’intervention. L’ANSM précise que l’éligibilité ne dépend pas seulement des limites dioptriques des lasers : elle repose sur un bilan préopératoire (topographie cornéenne, mesure de l’épaisseur de la cornée (pachymétrie), pupillométrie), complété par un entretien médical permettant de dépister les contre-indications et de recueillir les attentes du patient.
S’y ajoute une exigence de réfraction stabilisée depuis plusieurs années.

Le choix entre Femto LASIK et PKR découle ensuite de ces mesures. Deux repères pratiques :

Le Dr Nadine Hamelin-Gervais reçoit sur son lieu de consultation du Mans, au Pôle Santé Sud.

En conclusion

Le laser corrige la myopie de façon durable, et la modification cornéenne qu’il opère est bien permanente. Mais « durable » ne signifie pas « immuable » : une légère régression est possible, surtout en cas de myopie forte, et la presbytie finira par s’installer avec l’âge.
Surtout, l’œil myope opéré conserve ses particularités anatomiques et justifie un suivi ophtalmologique à vie.

Au Mans, le Dr Nadine Hamelin-Gervais construit chaque indication sur un bilan rigoureux et une information complète, conformément aux recommandations nationales.

Sources

FAQ

Le remodelage de la cornée est permanent, mais le résultat réfractif n’est pas garanti à vie. Les études à dix ans montrent une bonne stabilité pour les myopies modérées, avec une légère régression possible, plus fréquente en cas de myopie forte.

Une régression partielle peut survenir, de l’ordre de -0,12 dioptrie par an en moyenne pour les myopies jusqu’à -10 D dans les séries publiées. Elle reste souvent minime et n’implique pas systématiquement une gêne au quotidien.

Oui. L’ANSM indique qu’une seconde intervention, appelée retouche, peut être réalisée en cas de résultat imparfait. Sa faisabilité dépend notamment de l’épaisseur cornéenne restante, évaluée lors d’un nouveau bilan.

Très probablement à partir de 45 ans environ. La presbytie provient du cristallin et non de la cornée : une chirurgie réfractive cornéenne ne l’empêche pas d’apparaître.

Oui, impérativement. L’œil opéré reste anatomiquement un œil myope, avec un risque rétinien inchangé. La SFO recommande un suivi régulier de la santé oculaire, même en l’absence de lunettes.

Non. S’agissant d’yeux non pathologiques, la Sécurité sociale ne prend pas en charge ces interventions. Certaines complémentaires santé proposent un forfait dédié.